Retour sur la genèse du projet
Le contexte
Notre société est en quête de changements. Nous aspirons tous à d’avantage de liens sociaux ou les échanges humains viendraient contrebalancer une marchandisation des biens et services rendant notre époque contemporaine de moins en moins soutenable.
D’autre part l’activité économique est en berne, chacun essai de trouver ou défendre sa place dans cette société où l’individu est favorisé au détriment du collectif.
Il n’y a, à mon sens, pas meilleur point de vue pour observer ces changements que le café.
Le café en tant que lieu de convivialité mais également le café en tant que que produit de consommation car la la boisson la plus consommée après l’eau.
C’est aussi une réalité de notre société mondialisée avec ses impacts sur l’environnement. Le café vient de loin, des tonnes gaz de carbone sont émises afin de le transporter, le torrifier, l’emballer… Sans compter la question du mode de production loin d’être transparente pour le consommateur final.
Les précédentes campagnes de lois visant à lutter contre le tabagisme passif et l’alcool au volant accompagnées de la récente crise économique ont fait déserter les consommateurs des cafés bars. L’arrivée prochaine de la redevance incitative sur la collecte des ordures ménagères sont une nouvelle charge pour les cafetiers et restaurateurs et apparaît comme une nouvelle difficulté financière n’arrangeant en rien les comptes de ces commerces en quête de clients pour leur survie.
Étants conscients de la perte engendrée par la disparition progressive de ces lieux de convivialité et d’échanges humains c’est, de fait, notre responsabilité de s’intéresser et d’imaginer les conditions d’un changement de société.
Pour résumer ce propos, s’intéresser au café c’est s’intéresser à notre société.
Alors que faire ?
Arrêter de boire du café n’est sans doute pas très réaliste aux regards des amateurs de cette boisson et leur liberté d’en apprécier ses bienfaits. Le café faisant aujourd’hui partie de notre identité culturelle, cette voie semble peu réaliste.
L’approche du projet consiste à s’intéresser au sous produit du café : le marc
Le café étant une réalité, consensuelle ou non, l’idée consistera à créer les conditions de réemploi de cette matière première nouvelle appelée aussi matière première secondaire par les spécialistes de l’économie circulaire. En s’interrogeant sur nos déchets on s’interroge sur notre consommation.
Comment ?
Trouver des solutions ou pistes de solution « désargentées » et indépendantes du pouvoir décisionnaire politique tant au niveau local que national. Des avantages de taille pour cette « configuration » est de ne pas subir les aléas électoraux et le dictat des financiers avides de rendements.
Ce sujet étant de loin le plus accessible à tout à chacun, c’est de conserver une simplicité opérationnelle permettant d’entreprendre un projet en rupture avec les conventions tout en favorisant des démarches constructives et bienveillantes.
« si t’en a marre de jeter….alors donne ton marc de café »
Par contraction la formule deviendra « marre de café » un signe de convergence aux idées citées précédemment.
Donner pour ne pas jeter donc polluer ;
Donner pour créer des liens humains par l’expérience acquise autour de ce sujet qui nous concerne tous ;
Donner car l’usage de cette matière première permet de faire des économies.
Fil conducteur : trouver des idées d’applications du marre de café, les faire connaître et aider les personnes motivées à faire afin d’encourager le changement.
Intérêt du projet : développer une méthodologie d.auto-apprentissage transposable dans d’autres thématiques de société. Les habiletés développées ou redécouvertes permettrons à chacune et chacun de faire évoluer très positivement son comportement. Ainsi cet apprentissage favorisera le passage de consommateur passif à un mode de consommation plus responsable, amenant un peu plus de sérénité à notre société et j’en suis convaincu.
Rédaction : Belaid pour le projet « Marre de café »